BRENDAN ET LE SECRET DE KELLS, Tomm Moore (film d’animation)

Co-réalisé par Nora Twomey, scénario de Fabrice Ziolkowski, idée originale et dessins de Tomm Moore, musique de Bruno Coulais

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                Brendan est un jeune moine de l’abbaye de Kells. Partagé entre son oncle qui estime que la priorité est d’achever le mur qui les protège, et les frères, exaltés par l’arrivée du célèbre frère Aidan et d’un incroyable livre, Brendan va se plonger dans l’enluminure afin d’achever l’ouvrage.

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                C’est Le Chant de la mer qui m’a fait connaitre ce film, et je n’ai pas regretté. La scène d’ouverture m’a immédiatement immergée dans l’histoire (oui, j’aime bien les gens qui chuchotent !) et je n’ai pu qu’apprécier la beauté des dessins et la profusion de symboles et décors d’inspiration celte. Un beau film d’animation qui exploite à fond son support, les motifs envahissent l’espace, chaque scène a son ambiance propre et ça fait vraiment plaisir à voir ! L’histoire aussi est très belle, autant que la réalisation. C’est un très beau film, à tous niveaux, qui vaut vraiment le détour.

Une seule chose m’a perturbée, la doublure d’Anakin Skywalker dans la dernière scène, mais une fois vérifié son identité (oui, c’est bien lui), on peut profiter du film.

J’ai entendu dire que certaines personnes trouvaient l’histoire & la narration un peu fades, mais ça ne m’a personnellement pas gêné, et de toutes façons, les dessins à eux seuls valent le détour !

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Maintenant, j’attends avec impatience le prochain film de Tom Moore (il paraît que ce sera une adaptation du Prophète de Kahil Gibran !). Courez-voir ce film, il vaut vraiment le coup ! Si vous aimez les enluminures, les motifs d’inspiration celtique, les décors et la nature un peu stylisés, n’hésitez pas.

(enfin, courez l’acheter, parce que je ne pense pas qu’il y ait encore des cinémas qui le passent…)

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TABOULÉ DE QUINOA

                Une recette de printemps qui s’inspire du taboulé, à adapter selon les saisons avec des ingrédients du placard. Rapide et facile à préparer, que vous pouvez emporter en pique-nique.

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Pour 4 personnes

Ingrédients :

1 grands verre de quinoa (ou 1 verre normal + ½)

2 grands verres d’eau (idem)

Un demi-concombre

2 carottes

Le jus d’un gros citron ou plus

Le zeste d’un agrume.

Une poignée de fruits secs (facultatifs)

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Faites cuire l’eau et le quinoa à couvert jusqu’à ce que toute l’eau soit absorbée (20 / 30 min) puis versez dans un saladier et laissez refroidir.

Une fois le quinoa refroidi, versez dessus le jus de citron. N’hésitez pas à augmenter les doses pour que le taboulé ne soit pas trop sec, surtout si vous aimez le citron.

Ajoutez le concombre et les carottes épluchés et coupés en morceaux puis le zeste du citron ou d’un autre agrume.

Gardez au frai jusqu’au moment de servir.

Dans une poêle sans matière grasse, faites revenir les fruits secs quelques minutes en remuant très souvent pour qu’ils ne brûlent pas.

N’hésitez pas à garnir votre taboulé en ajoutant d’autres légumes, des raisins secs, du citron confit…

Si vous trouvez ce taboué trop sec, servez-le avec une sauce expresse : mélangez de la crème liquide (ou du yaourt de soja, qui ne posera pas de problème avec les agrumes), une cuillère à café de moutarde, du sel et du cumin. Cette version crémeuse est un peu spéciale, mais aussi très bonne. N’abusez quand même pas sur les quantités de crème, au risque de cacher le goût des autres ingrédients.

Vous pouvez très bien utiliser du citron vert.

Pour une version hivernale, remplacez le concombre par un ou deux blancs de poireaux (gardez les verts pour une soupe, par exemple) que vous aurez préalablement laissés mariner dans du jus de citron et éventuellement un peu de vinaigre. Choisissez une orange pour le zeste. Vous pouvez également remplacer le jus de citron par du jus d’orange frai, à condition de manger ce taboulé immédiatement, car cette version se conserve moins bien.

Note : Pour le zeste, il est important de choisir des agrumes bios, si vous ne voulez pas vous intoxiquer.

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE, Arnaud Desplechin (film)

Avec Quentin Dolmaire, Lou Roy-Lecollinet, Mathieu Amalric…

Maintenant adulte, Paul Dedalus revient sur trois moments marquants de sa vie, en particulier sa rencontre avec Ester, à Roubaix.

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La première chose que j’ai pensé après avoir vu ce film, c’est qu’il aurait pu s’appeler « Un souvenir de ma jeunesse », puisque le troisième souvenir occupe la majeure partie de l’espace, tant dans l’importance que dans le temps qui lui est accordé. A mes yeux, les deux premiers souvenirs sont assez anecdotiques, voir inutiles. Ils mettent en place un aperçu de la jeunesse du héros, mais ne le définissent pas vraiment et ne trouvent pas non plus de résonnance par la suite. On s’attend un peu à ce qu’un détour scénaristique les ramène en pleine lumière, mais non.

Malgré cette envie de faire des coupes massives dans le scénario, j’ai quand même apprécié ce film, certes bavard, mais joliment déclamé. On lui a reproché d’être froid et artificiel, mais j’ai personnellement apprécié ce côté très mis en scène qui, étrangement, renforce un certain réalisme. Le style des acteurs a un côté théâtral qui m’a bien plu, surtout pour Quentin Dolmaire; et la diction donne aussi une certaine force au film, par moment un peu mou.

J’ai donc quand même plutôt aimé ce film, pour son ambiance plus que pour l’histoire, même si j’ai aimé la façon dont les choses étaient racontées. Allez le voir si vous aimez ce genre un peu naturaliste très « cinéma français » dans son cliché. Il s’y côtoie un côté très réaliste et à la fois absurde et exagéré, il faut donc aimer ce genre d’ambiance.

Attention à la bande-annonce qui raconte à peu près tout le film, mais en plus rythmé et avec une ambiance différente. Le film est plus lourd et torturé.

Il y a aussi pas mal de clichés dans ce film : l’étudiant fauché qui se trouve une chambre de bonne avec vue sur la Tour Eiffel, oui, bon… Si, malheureusement, j’ai réussi à vous dégoûter ce film, vous pouvez toujours regarder cette vidéo (qui n’a rien à voir, à part cette histoire de Tour Eiffel) :

https://www.youtube.com/watch?v=2V7V5E0jlYM

Et vous? Vous l’avez vu?

AYA DE YOPOUGON, Marguerite Abouet & Clément Oubrerie (BD)

Scénario de Marguerite Abouet, dessins de Clément Oubrerie

> Tomes 1 à 4

Le quotidien d’Aya et autres habitants de « Yop-City »

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Il y a donc Aya, toujours sérieuse, et ses amies, amis, cousins, cousines, parents et autres habitants du village. Une mosaïque de petites histoires et de personnalités, avec un bon rythme de narration, vraiment très agréable à lire. L’histoire est très riche en rebondissements, il se passe toujours quelque chose dans le quotidien des habitants de Yopougon.

Les dessins aussi sont très beaux. Je ne connaissais pas Clément Oubrerie, et je suis allée jeter un œil au reste de son travail ; selon moi Aya n’est pas ce qu’il a fait de mieux, mais j’avoue que je suis personnellement toujours déçue par ce genre de colorisations, un peu froide. Je ne dis pas que ses dessins pour Aya de Yopougon ne m’ont pas plu, mais qu’il a fait d’autres choses meilleures, et je lirai bien une autre de ses BD, la prochaine fois.

Dans l’ensemble, j’ai bien accroché à l’histoire et au style de dessin.

C’est donc une série très sympa que je vous conseille (en tous cas pour l’instant, je ne me prononce pas avant d’avoir fini la série).

J’ai aussi vu l’adaptation en film, il me semble, qui m’a bien plu; mais j’avoue ne pas m’en souvenir assez pour pouvoir vous en parler.

Et vous? Votre avis?

LA VOIX DU COUTEAU, Patrick Ness (roman jeunesse)

LE CHAOS EN MARCHE / Livre 1

couverture La Voix du couteau

Todd Hewitt est le dernier garçon de Prentissville, et dans quelques mois, lui aussi sera un homme. Todd est trop jeune pour se rappeler du monde avant le virus, avant que toutes les femmes disparaissent et que le Bruit envahisse la ville. En effet, sur Nouveau Monde, tous entendent les pensées des autres, continuellement. Mais Todd n’est pas encore un homme, et il y a encore beaucoup de choses qu’il ignore. Alors, pour éviter de se perdre dans la masse sombre du Bruit, Todd répète encore et encore qui il est.

« Je m’appelle Todd Hewitt. J’ai douze ans et douze mois. J’habite à Prentissville, Nouveau Monde. Je serai un homme dans un mois exactement. »

 

Premier tome d’une trilogie, il faut s’accrocher au début car ce roman en vaut la peine. J’ai eu beaucoup de mal à m’y prendre parce qu’il y a beaucoup de fautes dans ce livre, ce qui en plus de me perturber, me gênait vraiment pour comprendre, par moments. Oui, des fautes. Si vous en l’avez pas encore lu, vous devez être surpris, mais ne vous affolez pas (enfin, quoique), il s’agit apparemment d’un parti pris. En effet, tout au long du livre, Patrick Ness cherche à retranscrire l’oralité de ce flot de pensées. On se retrouve plongés dans l’esprit du héros, le roman est donc écrit comme celui-ci parler et pense, c’est-à-dire avec des fautes de prononciation. Personnellement, je n’ai pas du tout apprécié à ce parti pris, même si j’ai totalement adhéré au style pour ce qui est du reste : phrases à rallonge ou soudainement interrompues, tout le cheminement de pensées déroulé devant nous… Cela dit, ces défauts de prononciation s’estompent au fur et à mesure de l’histoire, ou du moins, on s’y habitue. Disons que passés les deux ou trois premières parties du livre, on arrête de tiquer à chaque « esspression » propre au jeune Todd.

Ce livre permet de découvrir progressivement un univers, et c’est plutôt bien fait. Pas de révélations brûlantes pour l’instant (mais il y a trois tomes, alors peut-être que ce n’est que « pour l’instant » ?), mais l’histoire n’est pas attendue et ça fait du bien.

Les personnages sont très humains et expressifs dans leurs sentiments (forcément, quand on connait toutes leurs pensées…), leurs parcours intérieur est aussi important que le chemin physique qu’ils parcourent. Très vrais, ils sont singuliers et attachants.

Au-delà de l’histoire, l’auteur met vraiment en scène de belles images à travers le bruit et j’espère que ce livre ne sera jamais adapté en film parce que c’est vraiment un plaisir de s’imaginer comme retranscrire tout ça en images.

Je conseille donc ce livre qui a l’intelligence, malgré une très belle fin, de ne pas s’arrêter brusquement au milieu d’une phrase (« Il faut que je te dise que votre monde va être détruite, la seule façon d’agir est de… ! »), mais nous donne tout de même envie de lire la suite.